Le pare-feu est la porte d'entrée de votre entreprise sur Internet. Avec les années, cette porte se perce de petites ouvertures : un accès pour un prestataire, une caméra consultable depuis le téléphone, un serveur joignable pour le télétravail. L'audit du réseau consiste à regarder votre entreprise de deux points de vue, celui d'un inconnu sur Internet et celui d'une personne déjà branchée à l'intérieur, pour repérer ce qui est ouvert sans raison.
Deux points de vue : l'extérieur et l'intérieur
Depuis l'extérieur, la question est simple : qu'est-ce qu'un inconnu peut voir et atteindre de votre entreprise, uniquement à partir de votre adresse Internet ? Des robots parcourent Internet en permanence à la recherche de services mal protégés ; ils n'ont pas besoin de vous connaître pour vous trouver.
Depuis l'intérieur, la question devient : si un poste est infecté, ou si un visiteur se branche sur votre Wi-Fi, jusqu'où peut-il aller ? Un réseau dans lequel tout le monde voit tout permet à une attaque de passer d'un ordinateur à tous les autres, puis aux serveurs et aux sauvegardes.
Depuis l'extérieur : ce qu'un pirate voit de votre entreprise
Un « port » est une porte numérotée par laquelle un service répond sur Internet : le site web, la messagerie, un accès à distance. Chaque port ouvert doit correspondre à un besoin connu et protégé. Voici ce que nous recherchons en priorité :
- Le bureau à distance de Windows (RDP) ouvert sur Internet : il donne accès à un serveur ou à un poste avec un identifiant et un mot de passe. Cybermalveillance.gouv.fr cite les accès à distance mal sécurisés (NAS, RDP, VPN) parmi les origines habituelles des attaques par rançongiciel.
- Les interfaces d'administration exposées : page de gestion du pare-feu, du NAS, de la box, des caméras, de l'imprimante ou du standard téléphonique. La CNIL recommande qu'aucune interface d'administration ne soit accessible directement depuis Internet.
- Les accès VPN : sont-ils protégés par une double authentification, et les comptes des anciens salariés ou prestataires ont-ils été supprimés ?
- Les services oubliés : ancien partage de fichiers, ancien serveur de messagerie, transfert de fichiers non chiffré, ouverts pour un besoin ponctuel et jamais refermés.
- Les versions obsolètes : un équipement qui répond sur Internet avec une version qui n'est plus mise à jour.
Le pare-feu lui-même
- Sa version et ses mises à jour : un pare-feu non mis à jour peut contenir lui-même des failles.
- Ses règles : chacune est relue, et l'on cherche à qui elle sert. Une règle dont personne ne connaît l'utilité est souvent une règle à supprimer.
- Ses comptes d'administration : compte par défaut, mot de passe d'origine, accès réservé aux bonnes personnes.
- La sauvegarde de sa configuration, pour pouvoir le remplacer rapidement en cas de panne.
- Ses journaux et ses alertes : quelqu'un est-il prévenu quand une connexion inhabituelle apparaît ou quand l'équipement ne répond plus ?
Depuis l'intérieur : séparation des réseaux, Wi-Fi et équipements oubliés
Dans beaucoup de petites entreprises, le réseau est « à plat » : postes, serveurs, imprimantes, caméras, téléphones et invités partagent le même réseau. C'est simple, mais une seule machine infectée peut alors atteindre toutes les autres. Séparer le réseau en plusieurs zones (on parle de segmentation) limite les dégâts : les invités d'un côté, les caméras et objets connectés de l'autre, les serveurs et les sauvegardes protégés.
Le Wi-Fi est un point d'attention à part. La CNIL recommande un chiffrement récent (WPA2 ou WPA3) et un réseau des invités séparé du réseau interne. Nous vérifions aussi depuis quand le mot de passe du Wi-Fi n'a pas changé : il est souvent connu d'anciens salariés, de stagiaires et de nombreux visiteurs.
- Ancien serveur laissé allumé « au cas où » et jamais mis à jour.
- NAS, caméra ou enregistreur vidéo installés par un autre prestataire, avec le mot de passe d'usine.
- Borne Wi-Fi ajoutée par un salarié pour améliorer la couverture, en dehors de toute règle.
- Box Internet de secours branchée en parallèle du pare-feu, qui le contourne complètement.
Comment se passe le contrôle, concrètement
- Nous définissons ensemble le périmètre par écrit : adresses Internet de l'entreprise, sites concernés, équipements à examiner.
- Nous analysons depuis l'extérieur ce que répondent vos adresses Internet, sans tenter de forcer quoi que ce soit.
- Nous lisons la configuration du pare-feu et des accès à distance avec la personne qui en a la charge.
- Sur place, nous relevons les équipements réellement branchés et nous les comparons à ce qui est connu.
- Nous vérifions le Wi-Fi : chiffrement, réseau des invités, bornes présentes.
- Nous rédigeons les constats, classés par priorité, avec la correction recommandée pour chacun.
Les corrections les plus fréquentes
- Fermer le bureau à distance exposé et passer par un VPN avec double authentification.
- Retirer d'Internet les pages d'administration du pare-feu, du NAS et des caméras.
- Supprimer les règles et les comptes VPN qui ne servent plus.
- Mettre à jour le pare-feu et les équipements réseau.
- Créer un Wi-Fi des invités séparé, et changer le mot de passe du Wi-Fi interne.
- Débrancher ou isoler les équipements oubliés, puis tenir un inventaire à jour.
L'audit réseau et pare-feu avec LAN & WAN
Depuis Carros, LAN & WAN installe et suit les réseaux et les pare-feu des TPE et PME des Alpes-Maritimes et de Monaco depuis 2010. Notre audit réunit le regard extérieur et le relevé sur place, et se termine par une synthèse des constats classés par priorité, avec un plan d'action que vous pouvez mettre en œuvre avec qui vous voulez.
Nous intervenons à Nice, Cannes, Antibes, Sophia Antipolis, Monaco et dans tout le département. Le premier échange est offert : appelez-nous au 04 93 20 39 86, du lundi au vendredi, de 9h à 12h et de 14h à 18h.
Sources
- CNIL, guide de la sécurité des données personnelles : protéger le réseau informatique (14 mars 2024)
- Rançongiciel : que faire si votre organisation est victime d'une attaque ? (Cybermalveillance.gouv.fr) (7 mai 2026)
- Les 10 mesures essentielles pour votre cybersécurité (Cybermalveillance.gouv.fr) (27 octobre 2026)
